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Vendredi 16 mai 2008




Ce 16 mai, je décide!”

 

Aujourd’hui, les dominicains et dominicaines ont rendez-vous devant les urnes.

C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui est classifié rojo (rouge, la couleur des jours fériés sur le calendrier).

Depuis hier jeudi 15 mai, la consommation d’alcool est interdite afin d’éviter les problèmes dans les centres de votes, et pour une autre raison : les routes sont très chargées en cette fin de semaine, presque comme une Semaine Sainte.

 

Ici, on vote ou on a fait faire sa première carte d’identité.

Il est possible de faire le changement, s’inscrire sur les listes électorales de sa ville de résidence, mais pour cela il va falloir payer, ce qui parfois n’est pas envisageable pour certaines personnes.

Comme beaucoup de dominicains vivant dans les villes viennent de campagnes plus reculées, ils la quittent pour accomplir leur devoir électoral pour ces quelques jours. J’ai des collègues de travail qui vont aller voter dans le nord ouest de l’île près de la frontière haïtienne, je ne vous raconte pas le sacré voyage qu’ils vont faire pour aller voter (et en même temps se retrouver en famille).

Mon conjoint, lui aussi est né près de la frontière sud, près du lac Enriquillo, mais il a fait sa première cedula (carte d’identité) à ses 16 ans à Saint Domingue, le voyage est moins long !

 

Au dos de chaque cedula est indiquée le colegio electoral (collège électoral) auquel appartient la personne et son adresse, comme ça, on ne peut pas se tromper !


 

Normalement, les transports en commun seront gratuits en cette journée, sinon, beaucoup de partis, en échange d’un vote payent le transport aux votants.

 

Les écoles, équivalent des mairies, cantines publiques accueillent les urnes.

Ces urnes transparentes, comme les pupitres ou l’on vote à découvert (et non caché derrière un rideau comme en France par exemple) sont en carton, et tout est neuf (imaginez, ici il y a des élections tous les 2 ans, il vaudrait peut être la peine de fabriquer du « dur »).

 

A l’entrée en plus de vous remettre une feuille grand format toute colorée avec les photos des candidats, on vous remet un marqueur pour y faire votre croix (les gens normalement savent comment faire, on nous l’explique en musique à de nombreuses reprises durant toute la sainte journée!).

 

Une fois le choix fait, on plie en 4 sa feuille et on la dépose dans l’urne.

 

Parfois il faudra être très patient avant d’en arriver à effectuer son vote, les files d’attentes sont très très longues, sous le soleil.

Priorité aux personnes de la Junta Central Electoral (organisme public qui gère les élections), aux femmes enceintes, aux personnes âgées, handicapées et femmes enceintes, ce qui ne fait que rallonger la file d’attente.

Souvent le temps d’attente est aussi le cadre de disputes et  de (graves) bagarres.

 

Une fois le devoir accompli, rendez vous devant la télé (qui aura durant toute la journée en direct et en continu fait l’état des lieu de la situation).

Ce sont mes 1eres élections présidentielles, mais il y a 2 ans lors des élections municipales, du Sénat et des Députés, le décompte des vote a tardé 2 jours, le tout retransmis en continu sur les télévisions dominicaines… on n’a qu’une envie : qu’ils en terminent pour retourner à une vie normale !

 

Les militaires, les policiers, et les étrangers (au dos de nos cedula est écrit NO VOTA = ne vote pas, puis me concernant la mention EXTRANJERO = étranger) n’ont pas le droit de vote.


Note: depuis hier jeudi midi, par un décret présidentiel il est interdit de travailler (sauf dans les hôpitaux, les transports) et ce jusqu'à samedi 6 heures du matin. 

 

par Emilie publié dans : Politique communauté : Politique étrangère
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Mercredi 14 mai 2008




J’ai pu me rendre compte avec le post de la semaine dernière sur la recette des tostones que vous aimiez les recettes de cuisine typique.

Donc, je vais m’y mettre sérieusement, avec mon assistant dominicain !

 

La cuisine dominicaine, comme je vous le disais dans l’un des tous premiers articles de ce blog est somme toute assez simple, peu épicée, ce qui lui donne son goût si particulier c’est la coriandre et le reste que l’on appelle la verdura : apio, ajies, et cilantro (herbes fraîches : branches de céleri, petits poivrons, coriandre).

 

Si vous vous attendez à une explosion de saveurs en bouche, ce ne sera pas avec cette cuisine, peu épicée, mais qui est toutefois délicieuse.

 

Par contre, il faut avoir du temps devant soi : pour ce plat de poisson, il faut au moins une heure.

 

Nous avons choisi le tilapia (un poisson local, aussi bien d’eaux douces que salées), mais n’importe quel poisson blanc fera l’affaire, voire même des darnes de saumon.

 

Ce plat de poisson sauce coco est un classique des restaurants dominicains !

 

La recette :

- 800 grammes de poisson blanc, pour nous des darnes de tilapia

- 1 boîte de lait de coco (35cl)

- 2 CS de concentré de tomates

- herbes (céleri, coriandre, petits poivrons)

- épices pour court bouillon de poisson

- sel, poivre

 

Dans un grand fait tout, mélanger la boite de lait de coco et une boite et demie d’eau.

Faire cuire ce mélange avec les herbes, une petite cuillère de court bouillon de poisson.

Une fois à ébullition (il est important que le lait de coco cuise bien, sinon la digestion sera plus difficile), ajouter le poisson. Porter de nouveau à ébullition et ajouter les 2 cuillères à soupe de concentré de tomate.

Laisser épaissir la sauce coco une bonne vingtaine de minutes.

Rectifier l’assaisonnement selon votre goût (sel et poivre).

C’est prêt lorsque le poisson est cuit et que la sauce a une consistance un peu épaisse.

 

Servir avec du riz à la dominicaine :

Dans une casserole faire chauffer 5 cl d’huile, ajouter 2 cc de sel.

Quand l’huile est chaude, mettre 1 litre d’eau.

Une fois l’eau à ébullition, ajouter 500 grammes de riz.

Une fois que l’eau a été absorbée, remuer le riz à la cuiller, puis couvrir de papier aluminium, mettre le couvercle, baisser le feu et attendre une vingtaine de minutes que le riz soit sec.

Jetez un œil de temps en temps tout de même, je ne garantis pas vos fonds de casserole !!!

 

Le riz cuit (presque calciné des fois) sur le fond de la casserole s’appelle le concon. En général, dans les familles, les enfants se disputent pour pouvoir le manger.

 

 

Voilà, c’est prêt à servir !

Dans les campagnes, il est fréquent de manger ce plat avec de la banane plantain cuite à l’eau ou encore du manioc, lui aussi cuit à l’eau.

Là, au lieu de la boîte de lait de coco, on utilisera l’eau et la chair de coco frais que l’on passera au blender.

 

Au lieu du poisson, vous pouvez aussi mettre du poulet.

 

 

 

par Emilie publié dans : Cuisine communauté : Cuisine du monde
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Lundi 12 mai 2008

 

 Plage de Bayahibe





Cette semaine, c’est au tour de Marie Christine (qui poste ses gentils commentaires sous le nom de Monochepina), une autre fidèle lectrice du blog de répondre à mes questions.

Elle rentre tout juste de son second voyage en République Dominicaine, à Bayahibe plus précisément.

 

Aller, la parole à cette « routarde », qui n’a pas peur de sortir des sentiers battus, comme vous pourrez le voir!

 

Dans quel cadre es-tu venue en République Dominicaine ?

Je suis allée 2 fois en République Dominicaine en vacances avec mon mari et mon fils :

-          en février 2005 : Playa Dorada

-          en avril 2008 : Bayahibe


Dans quelle zone?

-          en février 2005 : Playa Dorada (Puerto Plata) – paysages plus variés que ceux du Sud du pays (montagne, végétation....) mais mer plus agitée (vagues) et plus froide (je suis frileuse et à Playa Dorada en février je n’ai pas pu vraiment me baigner ; je me suis fait violence une fois 15 minutes histoire de pouvoir dire que je m’étais baignée ! Par contre l’eau était bonne pour nos amis Quebecquois !

-          en avril 2008 : Bayahibe


Hôtel, pension, location d’appartement ?

Mes 2 séjours ont été en hôtels/club :

-          Playa Dorada : Viva Wyndham Playa Dorada : il n’était pas encore commercialisé en France et venait d’ouvrir ses portes suite à un rachat

-          Bayahibe : Oasis Canoa


Quelle a été ta première impression à la descente de l’avion ?

Chaleur humide qui s’abattait sur nous… C’était de nuit … Impossible d’utiliser le distributeur de billet à l’aéroport de Puerto Plata. Dominicains sympas et nonchalants ; taxis assez chers pour le pays.

 

Monument en l'honneur du Général Luperón, Puerto Plata


Comment vous êtes vous déplacés ?

 

En 2005 :

- entre l’aéroport et l’hôtel : en taxis privés

- pour aller visiter Puerto Plata, Sosua : en guaguas (j’y suis allée sans mes hommes restés à l’hôtel ; je suis une ancienne routarde / sac à dos et j’adore prendre les transports locaux pour me fondre dans la population, d’autant plus que je n’ai aucun problème de langue en RD ; je parle espagnol couramment.)

- pour aller à Santiago : en bus Metro puis dans Santiago en 4x4 de mon amie dominicaine.

 

En 2008 :

-          entre aéroport et hôtel : en mini-bus FRAM (notre voyage était « all inclusive » avec les transports compris)

-          pour aller visiter Bayahibe (village), La Romana, Santo Domingo : en guaguas

-          pour visiter Saona : lancha rapide de Captain’Pat

-          dans Santo Domingo avec mon autre amie dominicaine : guaguas, taxis collectifs, taxis privés




A ne pas manquer ?

- Se promener seul dans les différentes villes / villages afin d’être au contact des dominicains et cela même s’il n’y a rien à voir

- fuir les excursions organisées ; rien n’y est authentique

- ne pas hésiter de manger local ;

- ne pas avoir peur de l’autre. Le dominicain est gentil et agréable ; il suffit juste de lui accorder un peu de son temps comme lui le fait avec nous.

- Saona : plages paradisiaques

- Santo Domingo / Santiago : la vraie vie, loin des touristes dans une ville importante qui grouille







Comment décrirais-tu les dominicains ?

Le contraire des français

-     gentils

-          nonchalants

-          qui aiment s’amuser et profiter de la vie malgré leurs problèmes

-          pas complexés

-          ouverts

-          toujours prêt à aider


Un plat typique ?

Pica pollo con tostones.


Une boisson ?

Rhum Brugal.


Une odeur ?

Nourriture vendue dans la rue.


Un restaurant ou autre adresse à recommander ?

Ne pas hésiter à se restaurer dans les lieux où vont les dominicains : c’est souvent pas cher, typique et bon. Nous n’hésitons pas à manger dans la rue …

Chez mon amie de Margarita de Santiago : elle (et son employée de maison) font très bien la cuisine !

Une image en tête ?

La joie de vivre.




Que ramener dans ses valises ?

-          les trucs à touristes en petite quantité

-          du rhum / cigares / café

-          des adresses d’amis dominicains

-          des produits culinaires locaux : j’ai ramener du Sazon Ranchero (Merci Emilie de me l’avoir fait connaître dans ta recette du « pastelon de platanos »), d’autre sazones en poudre, des sauces piquantes pour mon mari, de la bija fresca (c’est mon amie Ufra de Santo Domingo qui me l’a faite connaître)…..

-          des souvenirs plein la tête

-          des photos / films

-          des fruits tropicaux succulents (enfin là s’est plutôt un désir/rêve car ils ne supporteraient pas ou mal le voyage)

-          de la musique / chansons dominicaine

-          un(e) dominicain(e) (c’est ce que j’ai fait avec mon mari depuis l’Egypte)

Qu’as-tu préféré en République Dominicaine ?

Les dominicains de la vraie vie

 

Et détesté ?

Devoir repartir en France, au milieu de personnes coincées, complexées, froides, individualistes… (Désolée si je suis dure avec les français mais je suis réaliste après avoir passée un an en Egypte, un an au Mexique et avoir voyagé seule, en routarde pendant ma jeunesse…)


Le tourisme de masse, bénéfique ou non pour le pays et ses habitants ?

Je pense que le tourisme est bénéfique au pays, comme il l’est aussi en Egypte. Le pays a besoin des devises des touristes... Le tourisme fait travailler beaucoup de personnes…. Par contre le tourisme peut être aussi nocif dans certains cas (tourisme sexuel...)





Un regret ?

Ne plus être célibataire : j’aurais bien tout laissé tomber en France pour m’installer en République Dominicaine mais loin des touristes comme je l’ai eu fait au Mexique pendant une année il y a déjà bien longtemps… Avec une famille c’est plus difficile de tout recommencer…

 

Merci Marie Christine pour ta gentille participation !

par Emilie publié dans : Tourisme communauté : République Dominicaine
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Vendredi 9 mai 2008

 

"Ce 16 mai, JE décide, mon vote compte"
Campagne d'affichage de l'institution qui gère les élections, la JCE, insitant les dominicains à se rendre aux urnes le vendredi 16 mai.


A tout juste une semaine du premier tour (selon ses résultats il n’y en aura d’ailleurs peut-être qu’un si un des candidat remporte plus de 51% des suffrages), un petit état des lieux de la situation.

  

Les candidats :

Il y en a 7 en tout, mais seuls 3 sortent du lot, ceux dont je vous ai déjà parlé : Leonel Fernandez (PLD : Partido de la Liberacion Dominicana, Parti de la Liberation Dominicaine, libéral, couleur violet), Miguel Vargas Maldonado (PRD : Partido de la Revolucion Dominicana ; Parti de la Révolution Dominicaine, social démocrate, couleur blanc) et Amable Aristy (PRSC : Partido Reformista Social Cristiana, Parti Réformiste Social Chrétien, couleur rouge).

Il faut savoir que le PLD et PRD ont le même fondateur, Juan Bosch, le PLD ayant été fondé après que ce dernier ait quitté le PRD.

Les autres, ceux dont on entend un peu parler : Eduardo Estrella (battu à plat de couture aux primaires de son parti face à Amable Aristy. Si son parti n’a pas voulu de lui comme candidat présidentiel, imaginez la claque qu’il va se prendre au niveau national !), Pedro de Jesus Candelier, ancien chef de la police (les gens disent que si par miracle il gagnait ce serait un vrai dictateur).

Les autres : pour être franche, aucune idée, on n’en entend pas parler nulle part, mais ils seront sur les bulletins, ça c’est sûr.

L’argent qu’on leur a donné pour la campagne, ils ont dû l’investir dans d’autres projets (plus personnels…)

 

Les bulletins de votes sont prêts depuis quelques semaines maintenant et partout on peut voir le nom du parti plus le numéro qui lui a été assigné (j’essaierai de me procurer un bulletin, le jour des élections il y en a plein de jetés dans la rue, un vrai gâchis quand on sait combien coûte le tirage).

Vu qu’une grande partie de la population ne sait pas lire, les bulletins sont de grandes feuilles A3, remplies de cases aux couleurs des partis et de la photo du candidat.

 

Exemple d'alliance entre partis minoritaires et les "poids lourds" de la politique sur la 1ère affiche
puis sur la seconde, Amable Aristy et celui qui sera vice-président en cas de victoire.



Il y a de nombreux partis en République Dominicaine (une vingtaine), mais peu sont ceux ayant un candidat, c’est pourquoi ils se rabattent sur les « gros » candidats lors de leurs conventions.

 

Une fois leur candidat choisi, ils touchent la somme d’argent leur correspondant (moins que les 3 partis majoritaires, mais tout de même considérable), puis commencent leur campagne d’affichage.

Par exemple, on voit beaucoup d’affiches d’un parti nommé APD (Alianza para la Democracia : Alliance pour la Démocratie) qui appuie la candidature de Leonel, qui sera sur la case 4. Les membres de ce parti voteront donc pour Leonel Fernandez (candidat 1 via le PLD) en cochant la case 4, donc au comptage, nous saurons exactement le nombre de voix apportés aux candidats par les alliances grâce au vote « distinct » (ce qui permettra à ces partis de faire revoir leur budget à la hausse si c’est le candidat qu’ils appuyaient qui gagne).

 

70% du PIB dominicain est utilisé en politique…

 

Pour ce qui est des sondages,

On est un peu perdus, chaque parti ayant le sien (présentant bien entendu son candidat en vainqueur), chaque média ou programme en présentant un autre, favorisant le candidat qui leur est le plus sympathique (ou du parti auxquels ils adhèrent).

 

Les programmes, et bien on n’en sait rien !

Tous promettent le meilleur.





Leonel Fernandez, qui termine son second mandat de 4 ans (1996-2000 et 2004-2008) justifie 4 ans supplémentaires en disant qu’il ne faut pas arrêter en cours de route ce qu’il fait depuis 4 ans, la tâche lui ayant été rendue difficile à cause du gouvernement PRD 2000-2004 (mandat d’Hipolito Mejia, un président qui n’en loupait pas une, indiscret, du genre à dire devant les caméras que ça faisait plus de 20 ans qu’il b…… la même femme, avec des allusions on ne peut plus claires et très élégantes sur une soit disant homosexualité du candidat Fernandez et des autres membres du parti PLD, ou encore donnant une petite baffe à un caméraman noir le traitant de petit singe, franchement plutôt que président, il a loupé une vocation de comique) et durant lequel une grande banque a fait faillite.

Tous les dimanches de 19h à 20h, Leonel a droit à son programme de télévision, Un encuentro con Leonel (une rencontre avec Leonel), ou chaque semaine, une catégorie bien précise de citoyens pose ses questions (les femmes, les paysans, les journalistes).

Franchement, il est fort Leonel, quelle communication. Il a une façon de s’exprimer, un charisme, et face aux femmes il s’est montré très séducteur (j’avais déjà entendu qu’il vait un succès fou face aux femmes, et bien je confirme !).

Par contre, je me demande pourquoi personne ne lui demande jamais pourquoi faire dans un prochain gouvernement ce qu’il aurait pu faire lors des deux précédents ?

Je suis restée bouche béé quand on lui a demandé quand le gouvernement indemnisera les victimes d’infections (parmi les couches défavorisées de la population, qui n’ont pas les moyens de se soigner sans aides du gouvernement), après que les portoricains aient envoyé en République Dominicaine des déchets toxiques en 2004, provocant de graves maladies de peaux, déformations, contaminant les plages et fleuves.

Depuis 2004, rien n’a été fait (une honte, vraiment), mais que le peuple se rassure, les réparations sont prévues pour la période 2008-2012.

Espérons pour eux que Leonel sera réélu, sinon, ils pourront attendre encore quelques année.

D’ailleurs, alors que j’écris cet article, je suis devant ma télé et il promet de résoudre un vieux problème des producteurs agricoles sur la prochaine période, bah tiens !

 

Les artistes appuyant sa candidature : Omega, Mitchel et Sex Appeal, El Lapiz, Fefita la Grande, Sergio Vargas (en poste politique dans la province Altagracia).

 

 

 


Miguel Vargas
répond du tac au tac aux attaques PLDistas, avec l’appui de son ami Hipolito Mejia (sous son gouvernement Miguel était son Ministre des Œuvres Publiques), qui pour l’occasion a crée son propre parti PPH (il y a d’ailleurs une pub du parti opposé PLD montrant les deux hommes assis à la même table, Hipolito faisant une déclaration et Miguel le regardant et se disant intérieurement « quelle connerie va-t-il encore sortir », on l’imagine prêt à se taper la tête sur les murs, cette pub me fait rire à chaque fois).

Pour eux, la situation ne peut pas continuer comme ça, 4 ans de Leonel = inflation, augmentation de la délinquance, de la corruption, un métro qui ne sert à rien selon eux (ou qui a servi à remplir les poches des amis de Leonel).


Un jour, nous avons trouvé ca sous la porte (une chance que le chien qui adore le papier ne l'ait pas dévoré, il y a peu elle a mangé la facture d'électricité, pas de chance, il restait juste la partie mentionnant la valeur!) une publication contre la réelection (on ne sait pas d'ou sort cette revue, qui l'a rédigée, mais les gens imaginent facilement que c'est l'oeuvre du PRD). Si ce qui est dénoncé est vrai, c'est vraiment scandaleux (constructions de villas aux fonctionnaires, prix des wagons du métros 3 fois plus chers que ceux installés à Shangai et qui sont identiques, amitiés avec des gros trafficants de drogue, et j'en passe):




 "Melvin MATOS PRESENT (dirigeant local du parti) Pour Sauver le Pays..! AMABLE ARISTY PRESIDENTE"


Amable Aristy,
(président de la ligue municipale de Saint Domingue, autrefois Sénateur pour la province de Higuey, dont dépend toute la zone touristique de Punta Cana/ Bavaro, poste qu’il a dû abandonner lorsqu’il a pris le premier, mais le laissant tout de même aux mains de sa fille), lui, avance les mêmes arguments que Miguel Vargas, mais de façon moins tape à l’œil. On n’assiste pas à un combat par pubs télévisées interposées.

Il a sa propre campagne de pub, disant que les prix vont baisser (alimentation, médecine…), accès aux soins médicaux pour tous, emploi pour tous, plus de délinquance. Un monde parfait quoi ! Avec le soleil, les cocotiers et les magnifiques plages de l’ile, ce sera le paradis pour tous!

Mais comment ? Je crois que même lui ne sait pas comment.

 

A vrai dire, les moyens de communications mis à la disposition des candidats ne sont pas égaux (exemple du programme auquel Leonel participe toutes les semaines).

Leonel Fernandez a déjà un passé politique et présidentiel, les autres ayant eu de moindres  expériences politiques, il profite des nombreuses publicités de tous les ministères :

les douanes communiquent qu’elles ont été modernisées, favorisant les entrées de produits importés, moins chers, donc favorisant le niveau de vie des dominicains selon eux ;

les œuvres publiques, nous montrant toutes les routes ou autoroutes faites sous le gouvernement actuel (enfin commencées et non terminées, donc inutilisables), qui nous servent je ne sais pas combien de fois la pub du métro quotidiennement, dans une seule pause pub, il n’est pas rare qu’on nous la mette 4 fois… et tout ça pour un métro inauguré, mais pas en service (enfin qui sert occasionnellement, comme lors du salon du livre), qui nous dit SUBETE (monte) ou nous montre des images du métro sur l’air musical Aleluya, comme si le métro était CE DONT LE PAYS AVAIT BESOIN… quand des enfants cirent des chaussures dans la rue, ne vont pas à l’école (ou lorsqu’ils ont la chance d’y aller s’asseyent sur des cartons et non des chaises parfois), que les familles de graves accidentés doivent trouver du fil pour coudre leurs malades, à n’importe quelle heure, les hôpitaux n’en ayant pas par manque de moyens, des policiers payés au lance pierre qui vont abuser de la corruption pour un complément de revenus…

 

Bref, avec tout ça, le prochain Président, quel qu’il soit a du pain sur la planche…

 

 

 

 

 

 

par Emilie publié dans : Politique communauté : Politique étrangère
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Mercredi 7 mai 2008

 




Voilà donc une autre façon toute simple de cuisiner la banane plantain et qui plus est délicieuse.

 

Lors de nos vacances en France, nous avions acheté des bananes plantains et montré à ma mère comment faire, elle a trouvé l’idée très bonne, qui change de l’ordinaire, rendu mon père heureux, lui qui lui réclame souvent des frites (qu’elle refuse de lui faire, pour l’odeur ou parce qu’il n’est jamais content : soit c’est trop frit, pas assez, elles sont trop molles, trop grasses… jamais content quoi).

 

Même le grand-oncle, typique normand super contradictoire et pas très ouvert à la cuisine du monde, à qui on s’est bien passé de dire que c’étaient des plantains, une fois l’assiette terminée a sorti un « c’était vraiment bon ça, mais c’était pas des patates »… Et bah non, mais en même temps, en lui présentant l’assiette on lui aurait dit « tiens mange tes bananes » qu’il aurait pas touché à l’assiette…

 

Pour deux personnes 3 ou 4 plantains suffisent.

Pelez-les.

Coupez les en lamelles épaisses, en biais.



Les faire frire dans une huile abondante.

Lorsqu’elles commencent à prendre une légère couleur jaune brillante, les sortir.

Attendre qu’elles refroidissent (n’éteignez pas le feu, vous aurez besoin d’un second bain d’huile).




Une fois légèrement refroidies, les aplatir à l’aide d’un verre (ou si vous avez comme moi le fameux objet de torture le majador de platanos), puis les remettre dans votre huile chaude.



 



Les laisser cuire, selon le goût (si vous les voulez bien croustillantes ou un peu molles), mais il faut laisser au moins deux minutes.

C’est prêt à servir.

Ici, on les mange en accompagnement de friture (ici des gésiers), mais en France nous les avions mangées en accompagnement de plats en sauce : veau un jour et de lapin un autre.

DELICIEUX !

 

 



Vous vous souvenez, je vous disais qu’on pouvait se tacher avec le jus de la plantain.

Regardez l’état de mes mains une fois terminée l’étape de les peler et les découper en grosses lamelles.

 

par Emilie publié dans : Cuisine communauté : Cuisine du monde
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Lundi 5 mai 2008

Suite au commentaire de Gilbert, Christine m'a envoyé par mail ces informations sur Jarabacoa...
C'est chouette, je rentre de week end pluvieux, passé à la maison aujourd'hui est férié comme je vous le disais le jeudi 1er mai (je suis donc au ralenti)
, et le travail est fait!
Merci encore à Christine!


Jarabacoa

 Petite ville située dans la vallée même de Jarabacoa à 500 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans le coeur même de la Cordillère Centrale, elle est connue comme la région du printemps éternelle. Des températures agréables, les rivières les plus longues des Caraïbes (rio Yaque del Norte 300kms), cascades impressionnantes et la proximité des montagnes les plus hautes des Antilles, le Pico Duarte de 3087 mètres, font de Jarabacoa un endroit unique dans l’hémisphère. Peuplée de 40.000 habitants la province de Jarabacoa offre toutes les possibilités pour connaître l’autre République Dominicaine, avec ses innombrables fleurs, sa faune autochtone, ses jardins coloriés, ses paysages impressionnants et la qualité de son peuple qui se dédicace à la culture de fleurs, légumes, fruits et le meilleur café. Ne pas oublier également que Jarabacoa possède de l’art : peintures, oeuvres d’art, fresques dans l’église du village.  



par Emilie
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Lundi 5 mai 2008

 

Cette semaine, c’est Christine, la première lectrice à avoir laissé un commentaire sur ce blog. Depuis ce jour, pas un article sans un gentil commentaire de sa part. Au fil de nos échanges, elle m’a raconté qu’elle a deux de ses enfants qui vivent à Jarabacoa ou ils ont ouvert un centre Internet ou ils vendent des mobiles et louent des DVD.

Pour le moment assez parlé, la parole à Christine, que je remercie d’avoir répondu si rapidement et si gentiment à mes questions !

Dans quel cadre es-tu venue en République Dominicaine ?                                                       
Pour voir ma famille

Dans quelle zone?                                                                                                              
Jarabacoa        

Hôtel, pension, location d’appartement ?                                                                                    
Dans une maison que loue mon fils à Jarabacoa

Quelle a été ta première impression à la descente de l’avion ?                                                   
De LA JOIE    

Comment vous êtes vous déplacés ?                                                                                             
En 4x4 

A ne pas manquer ?                                                                                                                     
La montagne, Le Pico Duarte, les torrents de montagne: c’est superbe, les plantations de café







Comment décrirais-tu les dominicains ?                                                                                            
Ils prennent la vie coollllllll  

Un plat typique ?                                                                                                                             
La bandeja  Dominicana

Une boisson ?                                                                                                                                
La  Presidente…

Une odeur ?